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Il pouvait y avoir des violences physiques », se souvient François Hollande au micro d’ICI Normandie(Nouvelle fenêtre) quand il était élève à Rouen dans une école catholique lassalienne. « Ça ne m’a pas traumatisé mais ce n’est pas pour autant que c’était acceptable », a témoigné l’ancien président à propos de violences physiques au collège Jean-Baptiste de La Salle à Rouen où il étudiait dans les années 1960.
Lors de son déplacement pour l’inauguration de l’école Victor-Hugo à Val-de-Reuil (Eure), le 14 septembre dernier, François Hollande a évoqué des violences physiques au sein de l’établissement privé catholique, dont il avait déjà parlé dans un entretien à Legend en mars 2026. Il s’est confié sur les « méthodes autoritaires » qu’il a connues. C’était « un temps lointain, les années 1965-1967 où les méthodes dans ces écoles-là étaient des méthodes autoritaires. Il pouvait y avoir des violences physiques ».
En février, le collectif de victimes des violences au sein des écoles catholiques lasalliennes avait déjà recensé 40 établissements où des faits avaient été identifiés, dont trois en Seine-Maritime (Jean-Baptiste de La Salle à Rouen, l’école Bellefonds également à Rouen et Saint-Jean-Baptiste de La Salle à Darnétal). L’ancien président de la République a précisé à ICI Normandie qu’il n’avait « pas eu à subir [de violences], sauf quelques claques qui se perdaient comme ça, mais je voyais d’autres camarades qui pouvaient en être victimes. C’était une époque où on tolérait ce genre de choses ».
Parler « des traumatismes enfouis »
Selon le député socialiste de Corrèze, l’ambiance dans l’établissement « n’était pas forcément paisible ». Il soutient donc la libération de la parole : « Souvent, 40 ans ou 50 ans après, c’est ce qui se passe en ce moment, il y a dans les mémoires des actes qui reviennent, explique-t-il. C’est très important que toutes les paroles des victimes, même très longtemps après, soient entendues, parce que ce sont des traumatismes qui, à un moment, sont enfouis et puis ensuite resurgissent ».
Le pape Léon XIV en visite en France à partir de vendredi, va recevoir dimanche à Lourdes des victimes de violences sexuelles dans l’Église, mais il ne recevra ni le collectif des victimes de Bétharram, ni le collectif des victimes des Lasalliens.
