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Les grandes lignes du projet de loi de finances (PLF) 2027 ont été révélées jeudi 1er octobre. Le gouvernement entend faire 54 milliards d’euros d’économies, avec un effort particulier pour ramener le déficit public à hauteur de 5% du PIB, contre 5,4% actuellement. APL, médicaments, arrêts maladie, épargne ou encore retraites… autant de secteurs mis à contribution pour rétablir les finances publiques. Pour les retraites justement, le gouvernement a choisi de ralentir la revalorisation des pensions supérieures à 1 260 euros avec un gain estimé à 4,1 milliards d’euros.
Un effort demandé aux Français et assumé par le ministre de l’Economie. Invité de TF1 ce vendredi 2 octobre, il a rappelé qu’il n’y avait encore «rien de fait» et qu’il fallait encore «négocier et mettre une copie de départ ainsi que la barre très haut». Au lendemain de la mise en ligne du PLF, Roland Lescure estime même que l’effort demandé aux retraités permettra une économie de 5,5 milliards d’euros. «Les retraités, c’est 25 % de la population et en l’occurrence, ce serait 10 % de l’effort», s’est-il défendu.
Des mesures «négociables et réversibles»
S’il a concédé «comprendre les inquiétudes des uns et des autres», c’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de «préserver les petites retraites». Sur TF1, il s’est dit toutefois ouvert à «la négociation», rappelant que dans les autres pays européens, «qui n’ont pas fait les efforts», comme la Grèce, l’Espagne ou l’Italie, «les retraites ont baissé» en demandant «des efforts justes à tout le monde, y compris aux retraités qui peuvent le faire».
Le locataire de Bercy a enfin rappelé qu’il s’agissait de mesures «négociables dans le cadre du budget et réversibles» si un prochain gouvernement souhaite revenir dessus. Plus globalement, ce budget a été pensé pour «éviter la crise financière», a martelé Roland Lescure, qui a confirmé ne «pas écouter les prophètes de malheur». Au passage, le ministre de l’Economie est revenu sur les propos polémiques qui lui ont été prêtés, à savoir qu’on pouvait «vivre correctement avec 2 000 euros».
Regrettant une «polémique un peu injuste» et des «propos un peu déformés», Roland Lescure s’est défendu. «Ce que je redis, c’est qu’aujourd’hui, il y a 60% des retraites qui sont inférieures à 2 000 euros. Avec 2 000 euros, aujourd’hui, c’est plus que 60% des retraités.» Cherchant «à ne froisser personne», il a souligné qu’on pouvait «rêver en couleur et dire que les salaires sont à 3 000 ou 4 000 euros en France, mais ce n’est pas vrai».
