C’est un événement qui n’a lieu qu’une fois par an. Chaque 11 octobre, depuis 2012, la Journée internationale des droits des filles met en lumière les discriminations et les inégalités auxquelles des millions de filles sont encore confrontées dans le monde. « Chaque année, 4 millions de filles risquent de subir des mutilations génitales, et 12 millions sont mariées avant l’âge de 18 ans, les exposant notamment aux violences, aux grossesses précoces et à l’abandon scolaire », déplore Anne Bideau, la directrice générale de Plan International France.

« Chez Plan International France, nous en sommes convaincues : l’éducation est un puissant rempart pour protéger les filles face à ces violences basées sur le genre. Pourtant, 122 millions de filles sont encore privées d’école dans le monde. Garantir leur accès à l’éducation, c’est leur donner les moyens de connaître leurs droits et de choisir leur avenir », poursuit Anne Bideau, qui appelle à faire de l’égalité filles-garçons le combat de toutes et tous.

La Journée internationale des droits des filles existe grâce à l’engagement de Plan International

C’est tout le sens de la Journée internationale des droits des filles, organisée chaque 11 octobre, inscrite à l’agenda des Nations unies grâce au travail de plaidoyer mené par Plan International, une ONG qui défend depuis 1937 les droits des enfants, en particulier ceux des filles, et l’égalité entre les filles et les garçons.

Présente dans plus de 80 pays, Plan International a accompagné, l’an dernier, 49 millions d’enfants, dont 26 millions de filles, à travers des programmes de développement et des programmes humanitaires. Accès à l’éducation, à l’emploi, à la santé sexuelle et reproductive, lutte contre les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines : l’organisation agit pour que chaque fille puisse grandir en sécurité, aller à l’école, devenir autonome et décider librement de son avenir.

Quand les crises frappent, les droits des filles reculent

Cette action est d’autant plus indispensable que les crises se multiplient aux quatre coins du monde. Pour les filles, les conséquences peuvent être particulièrement lourdes. Une école qui ferme peut signifier l’arrêt de leur scolarité. Un centre de santé devenu inaccessible peut les empêcher d’obtenir des soins ou une contraception. Et lorsqu’une famille doit fuir son foyer, le déplacement peut être particulièrement dangereux pour les filles et les adolescentes, qui font face à des risques élevés de violences sexuelles, de traite et d’exploitation sexuelle.

Dans les camps et les hébergements de fortune, des gestes aussi quotidiens qu’aller aux toilettes, chercher de l’eau ou se déplacer une fois la nuit tombée peuvent s’avérer dangereux pour leur sécurité. La chute brutale de revenus peut pousser certaines familles à envisager le mariage de leur fille, y voyant une stratégie de survie économique ou un moyen de la protéger des violences.

L’ONG Plan International France sur le terrain

Face à ces situations d’urgence, Plan International France déploie des programmes pour répondre aux besoins immédiats des populations, dont les enfants. Au Liban, en Haïti, au Nigeria ou encore au Tchad, ses interventions d’urgence ont récemment permis de soutenir des dizaines de milliers de personnes. Une attention particulière est portée aux filles qui font face à des besoins spécifiques en temps de crises.

Si les besoins humanitaires augmentent, les ressources financières, elles, diminuent comme peau de chagrin. Le désengagement des pays les plus riches, dont la France, en matière de solidarité internationale, limite fortement nos capacités d’action sur le terrain auprès des populations vulnérables confrontées aux crises climatiques, économiques et aux conflits armés. Cela risque d’effacer une partie des progrès accomplis ces dernières décennies en matière d’éducation, de santé et de protection de l’enfance. Face à ces difficultés, la générosité individuelle et les dons aux ONG sont d’autant plus essentiels.

Le 11 octobre : faire entendre la voix des filles

Dans ce contexte difficile, la Journée internationale des droits des filles est bien plus qu’une date symbolique. Elle permet de mobiliser et d’interpeller les gouvernements sur leurs engagements. Elle donne surtout la parole aux filles et met en lumière les solutions qu’elles portent tout au long de l’année pour faire évoluer les lois et les mentalités et défendre leurs droits.

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