A six mois du premier tour de l’élection présidentielle, elle est largement en tête dans les sondages, que ce soit au premier tour ou au second, et peu importe les cas de figure. Mais si Marine Le Pen caracole en tête, sa présence au scrutin est-elle assurée ? Rien n’est moins sûr. Pourquoi ? Parce qu’elle ne trouve aucune banque pour financer sa campagne. C’est ce que la cheffe de file du RN a expliqué ces derniers jours, assurant «les avoir toutes contactées» et «elles ont toutes refusé».
Un moyen aussi peut-être de mettre la pression sur le Premier ministre actuel, qu’elle a contacté, parce que ce dernier avait déclaré que «tous les candidats, quel que soit leur bord politique (doivent pouvoir) accéder à des financements français pour financer leur campagne». Dans des propos rapportés par BFM, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) estime qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter pour la leader du Rassemblement national.
Marine Le Pen réclame l’autorisation des prêts de particuliers
Selon lui, il existe «d’autres solutions» afin de répondre à cet «enjeu démocratique». Dans la foulée, la candidate du RN à l’élection de 2027 a réclamé d’«autoriser les prêts de particuliers pour la présidentielle, comme ils sont autorisés pour l’intégralité des autres élections». Pourquoi ? Parce que cela lui «paraît être la mesure la plus rapide qui puisse être mise en œuvre et la plus simple». Mais selon le président de la CNCCFP, Christian Charpy, «un candidat à l’élection présidentielle ne peut directement recourir à des prêts de personnes physiques».
Quelles autres solutions existe-t-il ? Le parti peut par exemple consentir un prêt à un candidat, qu’il peut alors «financer sur ses fonds propres», rappelle-t-il. Il ajoute que chaque parti bénéficie de 15 millions d’euros d’aide publique par an. «Le parti peut aussi recourir lui-même à des emprunts auprès de personnes physiques, sous réserve que celles-ci ne soient pas considérées comme des prêteurs à titre habituel», poursuit-il.
podcast ou une émission visant à soutenir un candidat» depuis le 1er octobre. Dans tous les cas, toute transaction doit être notifiée dans les comptes de campagne. Comme le rappelle La Dépêche, en 2022, confrontée aux mêmes difficultés, Marine Le Pen avait dû se tourner vers une banque hongroise avant de réunir un total de 10,6 millions d’euros. Pour la présidentielle, le plafond à ne pas dépasser au premier tour est de 16,9 millions d’euros, et au second, de 22,5 millions d’euros.
