Même s’il ne participe pas à la primaire socialiste, François Hollande est toujours en embuscade et pourrait prendre part à la course à l’Elysée, 14 ans après. C’est en 2012, aussi, que l’ancien président de la République mettait fin à la défiscalisation des heures supplémentaires. Une mesure qu’il regrette, comme il l’a avoué mardi 15 septembre sur le plateau de BFMTV. «Je pense que ça a été une erreur», a-t-il lancé.
La défiscalisation des heures supplémentaires était l’une des mesures phares du quinquennat de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Elle aurait bénéficié à quelque neuf millions de salariés, chiffre la chaîne d’information. Mais François Hollande avait tout de suite annoncé la couleur. Supprimer ce dispositif était l’un de ses engagements de campagne.
Retaxer les heures supplémentaires n’a pas été une bonne décision au moment où elle a été prise»
Son gouvernement jugeait cette détaxation trop coûteuse pour les finances publiques, comme le montrent les données de l’OFCE relayées par BFMTV : 4,5 milliards d’euros en 2011. Et néfaste pour l’emploi : 30 000 emplois en moins la même année. «J’ai pris cette décision parce qu’il y avait une contrainte budgétaire. Il y a eu une détaxation, on pouvait la critiquer, je l’ai critiquée. Mais retaxer les heures supplémentaires, pour ceux qui travaillent, n’a pas été une bonne décision au moment où elle a été prise», a avoué l’ancien chef de l’Etat.
«J’ai laissé les comptes publics de la France à moins de 3% du déficit public», se justifie-t-il ensuite. «J’avais hérité de 5,5% et les comptes sociaux étaient équilibrés. Dix ans plus tard, nous avons 25 milliards de déficit de la Sécurité sociale et 150 milliards de déficit.»
