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Non », le mouvement lycéen ne s’essouffle pas, a estimé, vendredi 9 octobre sur franceinfo, Philémon Jouglet-Marcus, représentant fédéral de l’Union syndicale lycéenne (USL) à Paris. Des propos tenus alors qu’une source gouvernementale a évoqué une « nette décélération » de la mobilisation un peu plus tôt dans la journée.
D’après le ministère de l’Education, « plus de 96% des lycées » étaient ouverts vendredi matin, avec 141 établissements fermés sur 3 700 contre 157 la veille à la mi-journée. « Il n’y avait pas d’appel à la mobilisation aujourd’hui », tient à rappeler Philémon Jouglet-Marcus. Il souligne aussi « qu’un certain nombre d’établissements sont fermés administrativement », et que pour d’autres, « la police était présente dès 6 heures du matin pour éviter l’installation de tout blocage ».
Une « transition » de la mobilisation
« On assiste aussi à une transition de la mobilisation vers des manifestations plus traditionnelles, notamment en partenariat avec nos professeurs », précise Philémon Jouglet-Marcus. Le représentant fédéral de l’USL à Paris assure toutefois que « la motivation est toujours présente » et dit attendre « une très très grosse mobilisation mardi ».
Quant à cette nouvelle journée de mobilisation du mardi 13 octobre, Philémon Jouglet-Marcus, lance un appel à tous les corps de métiers qui le souhaitent à rejoindre les lycéens parlant d’une lutte « multifactorielle ». « L’Education nationale, c’est un sujet qui touche tout le monde », poursuit-il. « Tout le monde a un enfant, un neveu, tout le monde a déjà été élève, et donc vraiment c’est pour cela qu’on appelle à un soutien massif de toute la population française ».
