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Tout part de cette déclaration du maire de Saint-Denis, devant le lycée Paul Eluard de sa ville, au milieu d’une foule de lycéens en plein blocus, mardi 29 septembre : « La violence, à un moment donné, elle peut être légitime aussi. Mais à chaque fois qu’on peut l’éviter, c’est mieux. Quand on vous bafoue dans vos droits, si vous dérapez, forcément, vous devenez coupable. C’est ça le problème. On est obligés de leur expliquer parce que ce sont des enfants encore. Ça fait aussi partie de l’exercice. Ils ont le droit de se tromper. » La polémique monte depuis ces propos de Bally Bagayoko.
Il y a d’abord la réponse de Gabriel Attal, le candidat macroniste à la présidentielle, mercredi 30 septembre dans la matinée sur Europe 1 : « Imaginez, pour des jeunes, entendre un élu de la République, avec son écharpe tricolore, dire que la violence peut être légitime… Vous vous rendez compte, le message que ça envoie ? Au contraire, moi, je crois que les élus de la République doivent toujours condamner la violence ». « La violence ne devient pas être légitime parce qu’elle se réclame d’une cause », s’indigne également Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale. « La violence n’est jamais légitime », tacle, de son côté, Eric Ciotti, allié de Marine Le Pen.
Chez certains, à gauche, aussi, ça ne passe pas. « La violence n’est jamais légitime en démocratie. Jamais. Donc, il n’y a aucune violence légitime », répond de son côté Raphaël Glucksmann, candidat à la primaire PS Place publique, mercredi matin sur BFMTV. « Le principal enjeu de ce mouvement, ce ne sont pas les violences, affirme-t-il. C’est l’état de l’école publique. »
LFI très impliquée dans le mouvement lycéen
Bally Bagayoko dénonce une volonté de « nuire », de déformer des propos « pour mieux servir une prose connue. Pas question qu’un de nos jeunes soit blessé ». Le député insoumis Aurélien Le Coq, présent mercredi matin sur un blocus à Lille, défend la sortie du maire de Saint-Denis. Selon lui, les lycéens sont les premières victimes de violences. « Ce sont les lycéennes et les lycéens, dit-il, qui, chaque jour, subissent une violence, et une violence sociale, du fait du manque de moyens, du fait du mépris qui leur est opposé par le gouvernement. Oui, c’est violent. Lorsque vous allez au lycée, ou en cours, sans avoir mangé, c’est violent, lorsque les parents ne sont pas en capacité de pouvoir payer la cantine le midi. »
La France insoumise, très impliquée dans ce mouvement de contestation des lycéens, estime que les jeunes, et notamment ceux des quartiers populaires, représentent un vivier de voix très important pour 2027. Une tranche d’âge, d’ailleurs, souvent plutôt favorable aux idées de la France insoumise.
